Une braqueuse solitaire s’est introduite dans le Muséum situé dans le Vᵉ arrondissement de Paris, armée d’une « simple » disqueuse et d’un chalumeau. Après avoir scié une porte de secours, elle s’est précipitée vers une vitrine qu’elle a fondu au chalumeau, et de voler des pépites situées derrière la vitrine, dans la galerie géologique et minéralogique du Jardin des plantes.
Une perte inestimable, selon le directeur général des collections, Gilles Illien, qui témoigne pour TF1 : « Ce qui est terrible, c’est que chacun de ces spécimens a une origine, une histoire, une valeur scientifique. Et l’idée que ce soit juste fondu pour faire des lingots, ça nous désespère ».
C’est le mardi 16 septembre 2025 au petit matin que l’alerte a été donnée par une femme de ménage qui a vu dans la salle vide avec deux cartouches de chalumeau et une scie au sol. En tout, six kilos du métal précieux ont disparu de l’établissement, de l’or natif très rare à trouver : « Ce qu’on appelle de l’or natif, c’est un minéral qui se forme dans la nature. Donc ça veut dire que c’est quelque chose 100% cristaux d’or, de l’or pur. C’est beaucoup plus précieux, c’est beaucoup plus rare », souligne la conservatrice du musée.
Une femme chinoise arrêtée
La valeur du butin est estimée à au moins 1,5 million € qu’il sera difficile de revendre, estiment les policiers : « Il faut des compétences et des receleurs, qui sont capables d’écouler les marchandises, de les transporter jusqu’à l’étranger. Donc c’est tout un système complexe à mettre en œuvre pour en retirer de l’argent », explique Loïc Dessertene, syndicaliste à Alliance police.
C’est finalement à l’aéroport de Barcelone, le 30 septembre dernier, qu’une ressortissante chinoise de 34 ans a été arrêtée alors qu’elle s’apprêtait à rentrer dans son pays. Sur elle, près d’un kilo d’or fondu ont été retrouvés, ce qui laisse à penser que l’on ne mettra pas la main sur les précieuses pépites d’or dans leur état originel…

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